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Le numéro du mois

n° 120 - novembre 2020
Editorial
Sommaire Dossier Archives

Editorial

Face à cette crise, changeons la donne !





Le monde d'aujourd'hui est sens dessus dessous, chamboulé par un virus qui a bien failli mettre la mondialisation à l'arrêt, mais qui finalement voit nos libertés se restreindre et le numérique s'imposer toujours plus dans notre quotidien.

En agriculture, on est bien placés pour savoir qu'à chaque nouveau risque sanitaire, des réglementations apparaissent et/ou se durcissent. La peste porcine, la grippe aviaire, la vache folle, les salmonelles, la flavescence dorée et bien d'autres, ont apporté leur lot de restrictions supplémentaires, rendant la diversification des productions bien trop complexe face aux exigences des réglementations.

Oui, on peut aussi connaître certains problèmes sanitaires en agriculture paysanne, mais leurs conséquences sont en général bien moindres que dans les systèmes de surproduction concentrationnaire. Et lorsqu'ils se produisent sur nos fermes, les impacts sur la population sont minimes et on peut réagir avant d'avoir envahi la planète.

Les risques sanitaires d'aujourd'hui sont les conséquences de la mondialisation, de l'hyper productivité et du néolibéralisme : tout ce que rejette l'agriculture paysanne ! Pourtant, comme nombre d'entre nous, chaque jour sur ma ferme je dois appliquer des règles strictes et contraignantes qui sont la conséquence directe de ces crises.

A cela on peut rajouter les impacts du réchauffement climatique, là aussi conséquence du productivisme du XX siècle. Nos arbres et nos prairies se meurent et nous voilà bien impuissants, réduits à vouloir irriguer à tout-va ou installer des paragrêles à tout prix. Aujourd'hui, pour les assurances, la sécheresse devient la norme, considérée comme un risque banal alors qu'à ce jour c'est encore une « calamité agricole ». Aujourd'hui, les arboriculteurs voient leurs fruits « moches » non indemnisés en cas de grêle, alors la FNSEA* pousse pour une assurance récolte obligatoire !

En appliquant une agriculture paysanne nous nous opposons chaque jour à ce libéralisme  écrasant. Malgré cela, nous sommes les premiers à en subir les conséquences.

Il est temps, il est urgent de remettre ce système à sa place, de le renvoyer au passé ! Voilà longtemps que paysans et paysannes se battent pour que l'agriculture paysanne soit le modèle d'une agriculture européenne, voire mondiale. Continuons le combat, il commence à porter ses fruits. Certes pas assez vite quant aux politiques agricoles, surtout au regard des orientations pré-senties pour la prochaine PAC*, mais sur le terrain oui, à l'image de l'excellent travail fait par la commission agricole de Chaussan ! Nous pouvons aussi rêver d'appliquer les principes de l'agriculture paysanne à tous les secteurs économiques : l'autonomie, le développement local, la répartition des volumes, le travail avec la nature, la transmission, la qualité… ces 6 piliers de notre projet agricole doivent aujourd'hui s'appliquer à tous les domaines pour changer la donne !

Le monde de demain nous appartient !

Sylvain MOREL
Eleveur aux Sauvages (Monts du Beaujolais)

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