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Le numéro du mois

n° 118 - mai 2020
Editorial
Sommaire Dossier Archives

Editorial

Le monde d'après... maintenant !



A l'heure où nous écrivons ce journal le déconfinement vient à peine de commencer. Et pourtant déjà nous pensons à l'après, nous tirons des enseignements de cette période extraordinaire et nous sommes convaincus que la voie de l'agriculture paysanne est la bonne.

 

Avec la fermeture des marchés et de la restauration collective beaucoup d'entre nous ont vu leur travail bouleversé, des solutions pour vendre ont été improvisées, nous nous sommes entraidés malgré toute la difficulté de mener une dynamique syndicale dans la vente directe. On a passé du temps pour sauver nos fermes, et sans le soutien d'une population amoureuse de l'agriculture paysanne, on aurait peut-être pas réussi.

 

Des collègues ont été atteints par le coronavirus, d'autres avait la boule au ventre en allant au contact des consommateurs. Nous avons eu raison de continuer notre métier, notre activité locale est bien plus essentielle et respectée que ce qu'on nous laissait croire auparavant.

 

Les marchés de plein vent commencent à rouvrir, mais dans le monde d'après, nous devrons être combatifs face à l'agro-industrie et aux marchés financiers. Les stocks de lait augmentent, les prix menacent de baisser, les metteurs en marché de viande veulent acheter moins cher aux paysans... Est-ce le cours des prix qui nous guide ou notre travail avec le vivant ? Crise sanitaire ou non, notre travail reste le même. Nous avons besoin de retrouver l'autonomie et la maîtrise de notre production.

 

Face à cela et depuis des années, la Confédération paysanne n'a qu'un maître mot «Relocalisation ».

 

Repensons à toutes ces terres agricoles bétonnées pour un supermarché, un parking. Dans cette période, les parkings sont vides et tout le monde s'est retourné vers l'épicerie du coin... et l'épicier a contacté des paysans pour leur acheter du lait, de la farine, des œufs, des fruits, des légumes, du vin etc. C'est maintenant que l'on se rend compte qu'un seul couac dans l'économie mondialisée rend la consommation de proximité et la présence de paysans partout sur le territoire nécessaire à la survie du pays. Enfin !

 

Après ce que nous avons vécu, qui pourra encore soutenir un projet d'artificialisation de 100 hectares de terres agricoles comme celui prévu à Sarcey et combattu par la conf' et le collectif Quicury ? Qui pourra encore prétendre qu'un entrepôt logistique ou un échangeur d'autoroute sont un appui à l'agriculture locale ?

 

Le monde d'après c'est aussi celui de la solidarité et du partage. Quand d'autres pleuraient la chute du PIB*, la Conf' offrait des bons produits de nos fermes aux soignants et aux sans-abri lors des maraudes. Ce n'est peut être pas grand chose, mais ce sont ces petits gestes qui nous rappellent que c'est ce lien là qui nous unit avant tout.

 

Jamais le pays n'a autant eu besoin de paysans, le travail de la Confédération paysanne avec l'Addear pour installer massivement des jeunes dans une agriculture relocalisée n'est pas un vœu pieu, c'est une nécessité !

 

Antoine PARISET

Maraicher à Orliénas

Porte-Parole de la Confédération paysanne du Rhône

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