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Le numéro du mois

n° 116 - octobre 2019
Editorial
Sommaire Dossier Archives

Editorial

Faire bouger les lignes par tous les moyens !



Le Climat change, le climat se réchauffe, se détraque, très vite, trop vite. Nous paysans, nous le savons bien, nous le sentons, nous le vivons. Les tempêtes, les sécheresses, la grêle sont de plus en plus fréquentes.

Face à l'urgence climatique et à l'enjeu qu'il représente (la survie de l'humanité!), l'État devrait prendre des décisions immédiates et radicales. Et pourtant, c'est tout le contraire, comme s'il était dans un déni total.

Nos dirigeants ratifient le CETA, autorisent la multinationale Total à raffiner de l'huile de palme en France, suppriment des aides à l'agriculture biologique… et « en même temps » viennent nous parler d'une zone tampon de 5 m, 10 m, 100 m sans pesticides en bordure de parcelles pour protéger les riverains! Quelle blague !

Chez nous dans le Beaujolais, les parcelles font en moyenne 1 à 2 hectares, avec des habitations morcelées, c'est donc impossible, sauf à tous passer en bio... Chiche ? On ne peut pas régler la question des pesticides sans soutenir les agriculteurs dans la transition, ni sans s'attaquer aux lobbies vendeurs de poisons.

Il faudrait des dirigeants courageux, prêts à interdire immédiatement les molécules les plus dangereuses et à lancer un plan global de soutien aux paysans, pour les aider à se passer progressivement des pesticides. Oui mais comme toujours les beaux discours sont là et les actes inexistants. Depuis combien d'années parle t-on d'interdire le glyphosate ?

Alors le peuple se mobilise dans la rue, signe des pétitions, interpelle les élus, les actes n'arrivent toujours pas.

Voilà pourquoi avec « Action Non Violente-COP21 », j'ai décroché un portrait du président Macron : pour symboliser par un mur vide, son inaction permanente : Inaction climatique et inaction sociale. Ce portrait, nous l'avons ressorti lors de la fête de l'Agriculture Paysanne à Frontenas le 5 octobre en soutien aux paysan.ne.s ainsi qu'aux nombreux militant.e.s en procès pour avoir décroché un portrait (plus de 60 militants convoqués au tribunal).

Pour ma part je passe une deuxième fois devant la Justice (car le procureur a fait appel contre nous) mardi 29 octobre à la Cour d'Appel de Lyon.

En attendant un réveil du monde politique et des citoyens sur ces sujets, les paysan.e.s vont devoir continuer de faire ce qu'ils ont toujours fait : s'adapter aux changements climatiques en préservant la vie des sols et en plantant des arbres (beaucoup d'arbres !). Et continuer à produire de la qualité dans des structures à taille humaine. C'est ça, l'Agriculture Paysanne !

 

Jean-Marie ROCHE

Maraicher à St Etienne des Oullières

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