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Le numéro du mois

n° 117 - janvier 2020
Editorial
Sommaire Dossier Archives

Editorial

L’Agri-bashing, la source ou le reflet de nos maux ?



L'agri-bashing met en avant les persécutions que subissent agriculteurs et agricultrices, de la part d'individus et de groupuscules qui utilisent leur pouvoir médiatique pour nous rendre responsable des dérives de l'industrialisation de l'agriculture. Mais ne nous laissons pas miner par ces attaques, car la demande en produits de qualité explose, les consommateurs redeviennent des consom'acteurs et se tournent de plus en plus vers les producteurs. La marque C'est qui le patron ? ou le fort développement des magasins de producteurs en sont de bons exemples. L'événement « de ferme en ferme » le prouve bien : l'édition 2019 a attiré environ 40 000 personnes sur les ferme de la Loire et du Rhône en un week-end. Nous devons donc réagir, à la fois pour nous défendre mais aussi pour promouvoir une agriculture paysanne.


Oui il y a des milliers de paysans qui font un travail formidable ou du moins qui essaient. Mais il faut aussi être réaliste, ce n'est pas en vendant des veaux noir à 50 € au bout de cinq semaines ou des chevreaux à 1€20 le kg que l'on peut s'en sortir. Il est temps de relocaliser nos outils de transformation et de commercialisation. Par exemple, ne laissons pas des entrepôts logistiques accaparer et détruire nos terres agricoles entre l'Arbresle et Tarare, mais développons-y une agriculture créatrice d'emplois et tournée vers la restauration collective.*


Soyons lucides. Les cancers, les algues vertes, la perte de la biodiversité, la disparition des agriculteurs, le réchauffement climatique et bien d'autres sont des maux en partie liés au système agricole actuel. Quand la société civile demande que l'on y remédie, il faut la prendre très au sérieux car elle est légitime : ce n'est pas de l'agri-bashing ! N'ayons pas peur de regarder les dérives de l'agriculture industrielle, reprenons la barre du navire et changeons de cap. La transition ne sera pas facile et prendra un peu de temps mais le monde agricole peut adapter ses pratiques. Et il y gagnera ! Rappelons à tous, que les agriculteurs et agricultrices travaillent avant tout, pour nourrir les Hommes, les animaux et les sols, en les maintenant en bonne santé, et que le fruit de ce travail crée de la biodiversité.


Ensemble soyons le moteur de l'évolution, comme nous avons su l'être après la seconde guerre mondiale lorsqu'il a fallu redresser la France et la nourrir. Si nous ne nous adaptons pas, nous serons broyés par l'agrobusiness et condamnés par les changements climatiques. Alors refusons les accords de libre-échange qui vont à l'encontre de l'autonomie alimentaire des pays, déstabilisent les fermes et poussent les paysans et paysannes à l'exode ou au suicide.


Préparons nous à affronter les changements climatiques et à réduire nos émission de CO². Depuis quelques années, chaque saison apporte son lot d'aléas climatiques. Notre profession est l'une des premières à en pâtir. Ne laissons pas les assurances privées nous détrousser, exigeons que l'état prenne ses responsabilités et développons des pratiques résilientes.


Exigeons une retraite digne de notre métier. Aujourd'hui comme demain, bon nombre d'agriculteurs et agricultrices arrivent à la retraite pour toucher une pension de misère. Notre travail est difficile et précieux, il mérite d'être considéré socialement, alors oui, soutenons le mouvement syndical et citoyen contre la réforme des retraites.

L'année commence fort, je vous souhaite qu'elle soit belle et riche.

 

Sylvain MOREL

éléveur aux Sauvages (Haut- Beaujolais)

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