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Le numéro du mois

n° 122 - mai 2021
Editorial
Sommaire Dossier Archives

Editorial

Plein les bottes de cette PAC !




La prochaine PAC* est en train de s'écrire… et on en prend pour 6 à 7 ans ! Finalisée fin 2021, applicable au 1er janvier 2023, l'enveloppe est de 9 milliards d'euros par an, distribués entre les agriculteurs français. Enfin… pas pour tous, et selon des critères dépassés.


Le 12 avril, lors de la manifestation organisée par la Confédération paysanne à Lyon, nous étions près de 300 paysans venus de toutes parts pour rappeler quelles sont les positions de notre syndicat à ce sujet. Les prises de parole ont souligné l'échec de la PAC* telle qu'elle a été menée jusqu'à maintenant : en 50 ans, le nombre de fermes a été divisé par 3 ! On sait aussi que la « course à l'hectare » et à l'agrandissement mène à la simplification des pratiques, à l'utilisation de toujours plus d'intrant et pesticides, à l'intensification, à la robotisation et pour financer tout ça, au surendettement, etc, etc…


L'ambition d'une vraie PAC* de transition écologique
serait de servir les populations plutôt que de maintenir une agriculture aliénée par les marchés et par l'agro-industrie. Pour être cohérent avec leurs beaux discours sur le climat, nous demandons à l'État et à l'Europe de soutenir, dans cette nouvelle PAC*, un plus grand maillage agricole du territoire. La Conf ne cesse de le dire : l'agrandissement tue le monde paysan, l'argent de la PAC* doit impérativement favoriser les exploitations à taille humaine qui sont davantage créatrices d'emploi, le plus souvent en circuits courts, émettent moins de gaz à effet de serre, créent de la valeur ajoutée par les produits transformés sur place et contribuent au lien social et à la relocalisation des actes de consommation. Ces fermes sont aussi plus facilement reprenables : accessibles et motivantes, elles permettent à une nouvelle génération de paysans de s'installer.


Or, la PAC* à venir ne prévoit pas d'augmenter la part
allouée aux pratiques environnementales vertueuses. Pourtant, l'impact de l'épisode de gel récent en pleine floraison, montre l'urgence d'un changement global de pratiques et rappelle encore notre fragilité face au dérèglement climatique : nous, paysannes et paysans, sommes en première ligne et au-delà du désastre sur nos fermes, c'est aussi la souveraineté alimentaire des territoires qui est menacée. Plus de la moitié des fruits et légumes consommés en France proviennent déjà de l'étranger !


La PAC* ne devrait plus être un pansement sur une jambe de bois, elle ne devrait pas compenser l'absence ou la faiblesse des revenus agricoles : nous voulons pouvoir vivre dignement du fruit de notre travail. Une ferme qui dégage un revenu satisfaisant est tout de même plus enviable à la reprise qu'une ferme qui dépend d'aides publiques incertaines.


Plus que jamais, le leitmotiv martelé par la Conf
depuis ses débuts est de rigueur : des paysans nombreux pour des campagnes vivantes !


Une mobilisation est prévue à Paris le 27 mai
pour enfoncer le clou. Nous sommes tous concernés alors prenez votre agenda et préparez-vous, soyons nombreux et nombreuses !

 

Sandrine BOIREAUD

Paysanne à Chaussan

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