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Le numéro du mois

n° 121 - février 2021
Editorial
Sommaire Dossier Archives

Editorial

2021, en plein-air s’il vous plait !



Cette année plus que les autres, la Confédération paysanne vous souhaite tous ses vœux de santé pour 2021 à vous et vos proches. Elle vous souhaite aussi de la joie et du partage pour essayer de combler les manques de 2020.


Paysannes, paysans, nous n'avons jamais été autant aimés par la population, les médias et même M. le Ministre (qui nous a écrit), que depuis le début de la crise sanitaire covid.


Manger local, manger sain... les médias s'emballent pour l'agriculture paysanne. Eh oui, durant cette drôle de période l'ordre des choses semble avoir repris sa place, l'alimentation est redevenue la préoccupation principale des foyers. Mais pour les éleveurs, ce n'est pas si simple, car en même temps que l'on nous demande d'ouvrir nos fermes aux consommateurs pour les approvisionner, les lois de biosécurité sur nos élevages plein-air se durcissent et mettent en péril l'élevage paysan.


Malgré un modèle « mille vaches » qui s'effondre,
l'élevage intensif s'accélère et la réglementation française, qui semble le soutenir, nous contraint à manifester notre colère, comme à Lyon ce 26 janvier. 77 000 poules ont été abattues préventivement dans 7 élevages de pondeuses cet automne, à cause d'une réglementation salmonelles qui considère que le plein-air doit être stérile, sans chercher à faire d'analyse ni sur nos bêtes, ni sur le produit fini ! En pondeuses comme en volaille de chair plein-air et bio, les cessations d'activités s'enchaînent les unes après les autres.

Et que penser de l'hécatombe dans le Sud-Ouest, ou plus de 2 millions de canards ont été abattus en prévention de la grippe aviaire, qui serait loin d'être si virulente si la filière n'était pas si industrialisée, segmentée, avec des transports d'animaux sur de longues distances !


Mais quel modèle cherche-t-on vraiment dans notre pays? Des poulaillers bétonnés et javellisés pour éviter (peut-être) les salmonelles mais qui appauvriront (sûrement) l'immunité de nos gallinacés ? Des porcheries sur plusieurs étages pour « optimiser » le foncier et laisser la place à encore plus de bétonnage de nos terres ?


On marche sur la tête,
nous ne pouvons pas accepter cela, ne laissons pas la peur prendre les décisions à notre place.

En 2020, la fête de la Conf' n'a pas pu avoir lieu et bien d'autres rassemblements ont dû être annulés. Le collectif nous manque... plus de fêtes, pratiquement plus de formations en présentiel, des réunions la plupart du temps en visio, etc. et c'est notre liberté, nos choix de vie, qui sont également biosécurisés : des règles, des normes, des protocoles, des interdictions, des obligations, des attestations...


Alors nous, à la Confédération paysanne, on dit venez sur nos fermes ! Le salon de l'agriculture de Paris est annulé, mais il n'est pas mort, nous allons le transformer en « Salon à la ferme » ! En faire juste ce qu'il devrait être, chez nous les paysans, avec nos animaux, nos ateliers et la vraie découverte de la vie à la ferme ! Pas d'animaux exposés dans un salon immense, pas de vitrine pour l'agro-industrie, mais un accueil à la ferme simple et passionné pour rappeler qu'il faudra toujours des paysans pour nous nourrir.

 

Angélique Meunier

Paysanne à St Romain de Popey

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