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Le numéro du mois

n° 124 - novembre 2021
Editorial
Sommaire Dossier Archives

Editorial

Ne soyons pas fatalistes !



Nous voulons prolonger le souvenir de cette belle fête de la Conf' où tout le monde était heureux de se retrouver enfin, pour se divertir, rire et discuter dans une belle ambiance festive.

Il faut se réjouir de ces joyeuses retrouvailles, comme il faut se réjouir des victoires obtenues dernièrement : la victoire juridique obtenue à la Zone Logistique de l'Ouest rhodanien tout d'abord, qui a un mis un sérieux coup d'arrêt à ce projet d'un autre temps, destructeur de terres agricoles. La victoire obtenue par la Conf' en Conseil d'État sur la Dotation Jeune Agriculteur (DJA*), qui permettra à tous les porteurs de projet voulant apporter une forte plus-value à leur production de ne pas être exclus des aides à l'installation. Le démarrage tant attendu des premiers abattages à la ferme, premier jalon d'une démarche où les paysans peuvent enfin reprendre la main sur cette étape clef de la production.

Malheureusement tout n'est pas rose dans le monde agricole. La Région est en train de pondre une nouvelle grille d'accès à la DJA* qui va mettre un sérieux coup de frein à la dynamique d'installation en cours. La réglementation sanitaire est en train de tuer l'élevage de volailles plein-air pour sauver les pratiques ultra-intensives qui sont la cause même de ces problèmes sanitaires. Et les dernières annonces de Macron pour une « troisième révolution agricole » numérique, robotique et génétique, nous font bondir !

Ce qui nous préoccupe au plus haut point actuellement, c'est la crise qui démarre en lait bio. Dernièrement, j'écoutais un éditorialiste de la matinale de France Inter, un peu trop libéral à mon goût, qui disait que « les producteurs de lait bio étaient « grassement » payés jusque-là…. et que l'équation consommation/production favorable aux producteurs était en train de s'inverser ». Je lui proposerais bien de venir en débattre avec nous !

Malgré le yoyo de la consommation bio de ces deux dernières années, et la forte hausse de production due à une belle pousse d'herbe au printemps 2021 et aux nombreuses conversions, la consommation de lait bio reste dynamique. Une bouteille de lait sur 10 est achetée en bio. Certes, il va falloir gérer le déséquilibre de cette production et soutenir la filière bio car son développement est une bonne nouvelle, même si certains prennent un malin plaisir à la voir en difficulté.

Mais les moyens de sortir de cette crise par le haut sont nombreux. La FNAB a très justement rappelé dans un communiqué « la faible part de budget du CNIEL dédiée à la communication sur le bio : moins de 0,1 % ». Celui-ci devrait être à minima à la hauteur de la production française, soit 10 % ! D'autant que les consommateurs sont perdus face aux nombreuses marques et initiatives privées (lait de foin, sans OGM, les laitiers responsables, c'est qui le patron ? etc.) qui, elles, ont un gros budget communication !

Parallèlement, le gouvernement supprime les aides au maintien bio tout en finançant outrageusement la coquille vide HVE*. C'est incompréhensible ! La filière bio doit être mieux défendue et l'engagement gouvernemental d'introduire 20 % de produits bio dans la restauration collective doit être respecté, amplifié !

Ne soyons pas fatalistes, restons solidaires et déterminés à produire un lait bio socialement et environnementalement durable.


Jérôme BARANGE

Eleveur laitier à Duerne

(Monts du Lyonnais)

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